samedi 19 décembre 2009

Chapitre VI : Santa Librada de Las Tablas et de Sigüenza , sainte Livrade en Aquitaine, sainte Wilgeforte dans les pays flamands



Santa Liberata (Italie)

Santa Librada 17° siècle
 dans la sacristie de la cathédrale de Sigüenza
-->

Santa Librada et ses huit sœurs jumelles.
Peinture du 16° siècle dans la cathédrale de Sigüenza 
où la vierge crucifiée n'est plus exposée.

Santa Librada et ses huit sœurs à Bayona de Tuy, 
lien de la photo : Santos en Baiona de Pontevedra


Mais qui est donc Santa Librada ?
Elle a plusieurs noms, plusieurs légendes en Europe, commençons par celles d’Espagne et du sud de la France !
A Las Tablas, à  Siguënza en Espagne et à Bayona de Tuy en Galice, elle s’appelle Santa Librada ou Liberata. 
En Aquitaine, c’est sainte Livrade ou Liberate.
Santa Librada en Espagne est crucifiée !?
Rencontrer une femme sur la croix dans une église, c’est déplacé et incongru. Mais c’est aussi bouleversant et inespéré dans l'Eglise patriarcale depuis ses débuts. Cela mérite d’en savoir plus.
Si l'Eglise d'aujourd'hui devait nous parler de l’imbroglio des légendes concernant sainte Livrade elle aborderait certainement la question de cette manière :
Sainte Livrade ou Liberaté, vierge et martyr, est au 5° siècle une princesse wisigothe du Sud-Ouest de la France assassinée par son père pour son refus de se marier avec un prince et certainement aussi pour sa conversion.
Personne ne sait comment elle a été exécutée. On suppose qu’elle fut décapitée comme cela se faisait à l'époque.
Au 12° siècle un moine cistercien, Bernard d’Agen, participe à la reconquête de l’Espagne. Il chasse les arabes de Siguënza et il devient l’évêque et le seigneur de cette ville. Il fait venir de France des tailleurs de pierre pour construire une cathédrale basilique à sa sainte patronne de l'Aquitaine, sainte Livrade. Il emmène la moitié de ses reliques à Siguënza où elles sont toujours conservées.
Au 16° siècle, l'Espagne a oublié qu’elle était française. Elle est devenue dans leur imaginaire une princesse portugaise du 2° siècle et son nom devient Santa Liberata et Santa Librada à une certaine époque.
La tradition lui attribue huit sœurs jumelles. Les neuf sœurs furent martyrisées de neuf manières différentes pour leur refus de se marier. Forcément, l’une d’elles fut crucifiée. C'est Santa Librada.
Toulouse accuse en vain l’Espagne de mensonge et du vol de six de ces saintes qui seraient de l’Aquitaine. L’Espagne nous a quitté sainte Quitterie d’Aire sur L’Adour, comment est-ce possible !!?
Est-ce une raison parce qu’elle s’appelle Quitterie !?
Rien n’y fait, Rome donne raison à L’Espagne jusqu’en 1961 où elle redevient française mais n'est plus sainte !
La coutume espagnole raconte que ces neuf sœurs nonuplées étaient si belles que l’on n’arrivait pas à les distinguer entre elles. Elles étaient de toutes petites tailles et quand elles furent exécutées à l’âge de 18 ans, elles portaient leur robe (pollera) de leur enfance !?
Ce détail a une grande importance pour moi, je suis convaincu qu’elles se déguisent en naines à l’insu des gens de Las Tablas pour aller sans l’autorisation de personne danser à La Villa de Los Santos avec les vilains diables de la fête Dieu. Elles ont même le toupet de dire dans leurs versets qu’elles sont des négresses de la terre des pygmées alors qu’elles sont blondes et elles ont le visage tout rose. C'est sûrement pour se cacher. Si  les gens de Las Tablas les entendent à la radio, ils ne penseront pas que ce sont elles !
Grâce aux conquistadores, Santa Liberata est arrivée en Amérique Latine et à Panama en 1821 son nom devient Librada. (C’est une très belle histoire que raconte Las Tablas. )
  En 1961 Rome la dé canonise. Son culte disparaît d’Espagne, de Colombie et du Pérou, mais c'est le contraire à Panama.  Sa fête est d’année en année de plus en plus importante. Elle fait partie des mythes fondateurs de l’identité panaméenne suite à son intervention dans la guerre des « 1000 dias » en 1901. Les gens la chérissent pour sa beauté, mais aussi pour sa gentillesse et proximité. Elle fait partie des familles comme si elle était une employée de maison, « una muchacha », un de ses surnoms est « La Chola » (l’indienne).
En Colombie elle est très importante parce qu'elle est au cœur des conflits entre les libéraux et les conservateurs. Elle est un symbole fondateur de la République boba (ingénue) du 20 juillet 1810. Quand Simon Bolivar libère la Colombie le 7 août 1819, il choisit le 20 juillet pour la fête nationale. Elle est la sainte des Libéraux et de Bolivar, mais quand les Conservateurs sont au pouvoir, il lui est interdit de sortir avec l’armée le jour de la fête nationale. Elle est donc politique, son nom rime bien avec « Liberté ».
Elle est certainement l’image la plus proche de l’Isis du 19° siècle, des fêtes de la révolution française, de Nerval et de Goethe, de la franc-maçonnerie et de la statue de la Liberté à N.Y. qui éclaire le monde. Cette dernière est le fruit d’une étude sur le mystère d’Isis qu’effectua Bartholdi dans sa loge maçonnique parisienne, héritière de la loge des neuf sœurs.
La légende de ces neuf saintes et sœurs jumelles d’Espagne que l’on n’arrive pas à les distinguer les unes des autres tant elles sont belles, est extraordinairement proche du mythe des neuf muses du Parnasse grecque, qui sont les neuf  filles jumelles de Zeus.
Ses sœurs sont connues et nommées, mais on s'adresse très peu à elles dans les prières. Elles sont représentées par toutes ces jeunes filles qui portent la pollera et se disent sœurs et amies de la sainte. Pour moi, elles sont les muses du Mont Parnasse de Las Tablas, les princesses de quatre jours de fêtes consacrés aux beaux-arts dans un grand jardin tropical où les pluies alternent avec le soleil.
 En 2006, je révélai pour la première fois dans mon nouveau livre cette découverte et hypothèse en parlant d’un syncrétisme merveilleux dans l’église espagnole influencée par la culture grecque de l’Espagne musulmane. Cette évocation a plu aux Panaméens et elle m’est revenue en écho, adoptée par les folkloristes.
Santa Librada, fille de Zeus dans l’église de Las Tablas est l’épouse du Christ rédempteur, partageant avec lui la sainte Croix de l’ermitage disparue du premier quartier de Las Tablas : « Punto Fogon ».

Biographie sur l’Isis du 19° siècle :
Isis l’Eternelle,
Biographie d’un mythe féminin
De Florence Quentin
Chez Albin Michel

Wilgeforte à Wissant (photo offerte par une collègue de mon lycée en 1997)

Joris-Karl Huysmans en 1901 dans son livre « De Tout » nous apprend qu'elle s'appelle sainte Débarras parce qu’elle aide aussi les femmes du Pas-de-Calais à se débarrasser de leurs maris violents et alcooliques. (1)
On est en droit de penser que ces deux saintes étaient différentes, bien qu'elles soient du monde hispanique. Mais plusieurs ecclésiastiques espagnols ont au 17° siècle écrit le contraire. En 2004, une recherche a été publiée à ce sujet à Sigüenza. (2)
Leur  fête dans le martyrologe romain est à la même date le 20 juillet.
Le martyrologe de Benoit XVI le confirme, voir le site : (3)

En 1961 Rome dé canonise Santa Librada. Son culte disparaît de Colombie et du Pérou, mais pas de Panama. Aujourd'hui il semble bien que Benoit XVI la reconnait.

A Panama :
 Sa fête est d’année en année de plus en plus importante. Elle fait partie des mythes fondateurs de l’identité panaméenne qui chérit la beauté et la grâce.
Elle est la sainte patronne de Las Tablas, la capitale de la province des Saints, le berceau du pays. 
C'est une très belle indienne, crucifiée et couverte de chaînes et de médailles en or en remerciement de tous ses miracles.


19 juillet 2007 à Las Tablas
Santa Liberata dans la "Casa Museo del 20 de julio"à Bogota 
depuis qu'elle ne défile plus le 20 juillet avec l'armée
pour la fête nationale de l'indépendance du pays


Festival National de la Pollera
La beauté à Panama 
 Mardi de carnaval en 2009 dans le village de San Domingo de Las Tablas
La beauté à Panama, commentaires du premier diaporama :

Avec mardi de carnaval et le défilé des 1000 polleras depuis 2012, le plus grand événement pour la robe de Panama est le Festival National de la Pollera. C’est un grand défilé dansé, façon « Fashion show », où l’on met en valeur toutes les variantes et les richesses de l’habit traditionnel appelé « la Pollera ».
A l’origine, la pollera est un jupon espagnol que les dames offraient à leurs domestiques. Ce cotillon très ample est devenue une jupe brodée de fleurs, avec en dessous deux petits jupons de dentelles appelés « enaguas ou peticotes » (nom d’origine française : petits cotillons), et rappelant le XVI° siècle flamand. Une chemise basquine combine avec la jupe. Elle a deux gros pompons, un devant et l’autre dans le décolleté du dos, de la même couleur que les chaussons de la danseuse. La pollera porte une parure de 7 à 9 chaînes en or avec une signification particulière pour chacune d’elles.
Monsieur Edgardo de Leon Madariaga est le styliste le plus réputé à l'heure actuelle. Nous sommes amis et cette année j'ai passé les fêtes chez lui. C'est un grand créole qui me rappelle les péruviens de la bohème liménienne. C'est lui qui m'a demandé d'aller à la recherche du livre : "Trujillo del Peru". Visiter le blog sur le Pérou si vous ne l'avez pas fait : chapitre X.

 Biographie :
J'ai commencé mes recherches en 1994. La librairie catholique d'Agen "La sainte Famille" m'a envoyé trois photocopies d'un livre d'hagiographies sans m'en donner le titre. Aujourd'hui le texte est consultable sur le site :sainte Liberaté
(1) Lien du texte de "Sainte Débarras" de Joris-Karl Huysmans en 1901 dans son livre « De Tout »

(2) "Lumières et obscurités. Mil ans d’amour et de dévotion à Santa Librada", écrit par Monsieur d’Attilio Bislenghi de nationalité italienne. Son livre a été édité en italien en 2003 chez  Marco Sabatelli : "Di Luce e d’Ombra. Mille anni di amore e devozione a Santa Libera". Ensuite en espagnol en 2004 “Luces y Sombras. Mil años de amor y devoción a Santa Librada” édité par le chanoine des archives de la cathédrale de Sigüenza : Felipe-Gil Peces Rata. 
Monsieur d'Attilio Bislenghi est certainement un ecclésiastique, ce que je ne sais pas. Il a réalisé une recherche sérieuse, honnête et très intéressante, mais il voit dans cette vierge crucifiée un sacrilège et un blasphème. Une femme ne peut pas être sur la croix ! Son livre soulève une très forte polémique.   Etudes annexes à partir du travail de Mr Attilio Bislenghi

(3) martyrologe de Benoit XVI On trouve à la date du 20 julllet : "Sainte Wilgeforte, vierge crucifiée ; c’est peut-être une pure légende, provenant de l’habillement qu’on fit d’un crucifix (Lucques), ou de la miraculeuse défiguration d’une vierge portugaise qui, voulant rester consacrée, obtint de porter une longue barbe ; on l’aurait aussi appelée : Ontkommer, Uncumber, Commere, Kumeria, Kümmernis, Eutropia, Regenfledis, Gwer, Liberata, Livrade, Paula, invoquée contre les turbulences maritales."

(4) Un universitaire brésilien francophone, Monsieur Jaime de Almeida, a fait en janvier 2007 une conférence à l'Université de Panama sur Santa Librada en Colombie et à Panama. J'ai eu connaissance de son exposé en mai 2007, par la suite nous sommes devenus des amis sans nous être jamais rencontrés. Nous souhaitons réhabiliter Santa Librada. Sur le web vous trouverez : Images de Santa Librada et Wilgefortis de Mr Jaime de Almeida et un de ses articles en Colombie

     (5) J'ai découvert en décembre 2009 une étude sur Wilgeforte écrit par Maryange Tibot et éditée par Septera. Je l'attends pour Noël. Etude sur sainte Wilgeforte, son culte dans les Flandres et en Normandie

Chapitre V : Atalaya

en construction

Chapitre IV : Carnaval

en construction

Chapitre III : La San Sebastian

en construction

samedi 14 novembre 2009

Chapitre II : La révérence des trônes

Après vous avoir montré comment la souffrance du Christ jouxte toutes les coquetteries possibles d'une belle barbe, de beaux yeux noirs, parfois langoureux, et de la longue chevelure des « Cristo flor » dans leurs trônes fleuris. Je dois vous dire qui sont les Esquipulitas.
Ce n’est pas une ethnie d’indiens, bien qu’on puisse penser qu’ils ont une origine maya à cause de leur nom.
Car Esquipulas est une ville guatémaltèque où il y a un grand Christ noir beaucoup plus célèbre que le grand Christ d’Anton où vont processionner nos Esquipulitas. Le Christ d’Anton est de couleur blanche, et effectivement c'est étrange, ils ont le même nom.
La population de Coclé ne parle que l’espagnol et la jeunesse est scolarisée depuis longtemps. En 1971 je les ai vus marcher pieds nus dans la ville d’Anton, ils étaient tous d’une taille particulièrement petite et ce n’est pas sûr qu’à cette époque ils savaient tous lire, mais depuis les nouvelles générations ont grandi. Elles ont les moyens d’avoir des chaussures. Les routes d’accès dans leurs montagnes sont bonnes, les écoles sont pimpantes, le réseau des bus est meilleur qu’en France !!!
Malgré leur mauvaise réputation tous les gouvernements depuis 1968 ont réalisé beaucoup de choses à Coclé. Il semble même que cela leur est plus facile qu’à la capitale où la corruption généralisée gangrène les services publics.

Dans les montagnes, les gens ont tous des plantations de riz pour leur consommation personnelle, du café et des orangeraies. Ils peuvent vivre en autarcie, et pour avoir un peu d’argent ils sont gardiens et jardiniers des maisons de villégiature du bord de mer dont les plages sont parmi les plus belles de la République. Ils vont aussi à la capitale s’employer dans la construction tout en gardant un pied bien ancré chez eux. Comme je vous l’ai dit les transports sont excellents et très nombreux, les bus sont climatisés et à deux heures de Panama.
Il existe bien sûr des routes de Coclé très difficiles d’accès où vivent des pionniers, mais là aussi il y a des écoles et la végétation est superbe.
Quant aux Esquipulitas, il est remarquable de voir que ces derniers habitent dans des lieux riches en arborescence, en végétation, là où leur Christ fleur peut fleurir et surtout là où il n'y a pas d'élevage de bovins !
Les éleveurs brulent avec des produits chimiques les herbes hautes des champs, éliminent la végétation, érodent les collines et ruinent les petits agriculteurs traditionnels et les Esquipulitas. Ce n'est pas pour rien que cette source de gain si facile s'appelle : el ganado! Qui rime avec "ganar", gagner de l'argent.
Dès la Toussaint, les Esquipulitas cheminent avec leur trône et leurs musiciens trois ou quatre jours par semaine dans la montagne. Ils vont de maison en maison pour prier avec les gens et récolter des fonds pour les œuvres du diocèse.
Depuis quelques temps ils reçoivent une formation religieuse de la part du prêtre Aquiles A. Sanchez originaire de la montagne de Coclé.
En ce moment il se fait une recherche sur l’origine de leurs traditions et de leurs pérégrinations, mais autrefois c’était certainement pour palier à l’absence de communications et de curés.
Dans ce deuxième diaporama je vous montre les gens. Leurs rites de salutations quand leurs petits autels arrivent un par un le 14 janvier au matin à l’église del Ciruelito.
Avant même de se voir, dès qu'ils entendent venir un petit violon et un tambour, tous les tamborcitos déjà là se mettent à battre sans interruption.
A l’entrée de l’église del Nazareno les trônes précédemment arrivés se préparent, ils s’accroupissent pour accueillir les nouveaux arrivants.
30 mètres les séparent de la route.
Les trônes des arrivants parcourent seuls ces 30 premiers mètres, ils font une révérence en pliant un genou et ils repartent en reculant sans se retourner. Les trônes accueillants se lèvent et ils font la moitié du trajet, les autres en font autant. Au milieu de l’allée, ils balancent leur autel très haut en l'air, de gauche à droite, en signe de croix. Ils s’agenouillent et ils repartent en marche arrière. Puis l’inverse se fait, ce sont les accueillants qui vont jusqu’à la route, puis qui reculent à mi chemin. On dirait que les trônent esquivent une danse en arabesque, avec des envolées particulièrement bien réussies. Cela se fait trois fois de suite ! Puis les trônes sont échangés, embrassés et posés dans l’église.
Quand tout le monde est là, une messe est dite, puis se déroulent des actes musicaux. En particulier il est joué l’air de la cumbia de la Fachenga qui se faisait autrefois lors du décès d’un bébé. ( L’enfant était posé à même le sol couvert d’un drap et des couples de voisins dansaient autour de lui sur une musique très lente.)
Je termine mon diaporama sur une famille qui m’emmène avec mon ami et neveu Damien découvrir leur orangeraie et la rivière où l’on peut se baigner lors de la saison sèche.

Chapitre I : Les Christs fleurs

Pendant la saison sèche quand commence à fleurir le Guayacan et le Jacaranda, deux grands arbres aux fleurs jaunes et mauves, les Esquipulitas de la montagne de Coclé descendent en grand nombre à l’église del Nazareno du quartier del Ciruelito de Anton pour se retrouver le 14 janvier à la veille de la procession du grand Christ d’Esquipula.
Ils voyagent à pied par petit groupe avec le drapeau de leur communauté, ils s’annoncent avec de tout petits tambours qui appellent votre attention et vous avertit du passage imminent de leur petit autel où fleurit un Christ fleur entre les fleurs qui requiert votre recueillement. Alors vous entendez le violon, la guitare les maracas qui jouent une cumbia pour que dansent les anges. A leur arrivée sur le parvis de la petite église, tous les tamborcitos (petits tambours) se mettent à battre et les petits autels commencent un balai de salutations, de génuflexions, de grands signes de croix dans l’espace où le Christ miniature se balance sur sa croix comme les tiges des fleurs.
62 Cristitos étaient réunis en 2008, peut-être plus en 2009, les photos du diaporama sont dans leur majorité de 2009. Je me suis appliqué à photographier de très près ces petits Christs sculptés par les mains pleines de tendresse des gens de la montagne. Ils ont les yeux ouverts ou fermés, les cheveux blonds, bruns, noirs, des couleurs de peaux de tous les tons possibles, ils sont machos ou efféminés. Il y en a autant que de fleurs, de toutes sortes, pour tous les goûts.

J'ai écris ce texte la veille du 1° mai 2009 et j'avais ce jour là ajouté une invitation :
"C’est le printemps en France, les cloches de Rome sont passées au-dessus de vos jardins, des œufs ont été oubliés par les enfants, regardez demain dans vos buissons fleuris et vos bouquets de muguet s’il n’y a pas un Christ fleur éclos depuis que Pâques est passé."
Jacques